« Dans le paysage urbain de l'Europe de la fin du XX° siècle, beaucoup de lieux-symboles d'une ère industrielle, marchande et militaire, se vident de leur raison d'être et tombent en déshérence, leur mémoire en suspens. Parmis ces lieux désertés, certains, réutilisés, retrouvent peu à peu une nouvelle vie. Les enjeux liés à leur protection rejoignent ceux d'une génération d'artistes et d'acteurs culturels qui veulent agir sur leur société et sur leur époque.

Ces architectures disponibles, qui n'imposent aucun usage ou contenu spécifique, savent s'adapter aux projets les plus improbables et ont le goût d'en être modifiées. En induisant aucune posture, aucun rôle prédéterminé, elles offrent une liberté salutaire à la recherche, à la création artistique contemporaine, et aux rencontres associatives ouvrant la voie à de nouvelles expériences. L'articulation de volumes différents, transformables et polyvalents, permet d'y développer des actions très variées, d'y rassembler des populations diverses. « On y entre facilement ». Tout dans ces architectures invite à la fabrication, l'expérimentation, la convivialité, l'invention, au croisement des individus, des formes, des arts et des cultures, Tout y concourt à stimuler des situations, des contextes, boulversant les règles du jeu imposées par la structure architecturales d'espaces culturels traditionnels – cadres d'une relation passive ou consumériste à la création.

En un temps de remise en cause radicale de la place tenue par l'art dans notre société, ces lieux, fortement chargés de l'histoire d'un monde en mouvement, deviennent naturellement les territoires privilégiés d'un lien renouvelé avec la société contemporaine, Halles, entrepôts, casernes, bâtiments construits à des fins de production industrielle ou de commerce, trouvent aujourd'hui un nouvel usage. En favorisant l'apprentissage de nouvelles démarches par l'échange et la confrontation des artistes entre eux et avec les publics, comme avec d'autres domaines de la pensée et de l'action, ils peuvent répondre à des demandes, des besoins, des désirs, auxquels s'adapte mal l'institution culturelle classique. Ils sont le champ idéal de pratiques en devenir dont la forme n'est pas définitivement fixée et dont on ne peut, par définition, prévoir les modalités d'expression, ils peuvent, en un mot, répondre à des situations nouvelles qui dépassent largement notre rapport traditionnel à l'art.

(...) Cette réutilisation, cette réaffectation, en rendant possible un retournement de sens et de situation de délaissé à convoité, d'inadapté à adéquat, de passé et périmé à porteur de futur et de renouveau, symbolise une reconstruction : ces nouveaux lieux de cultures transforment l'environnement urbain des populations voisines. Ils ont pour effet d'encourager les initiatives citoyennes, de permettre aux habitants d'échanger émotionnellement et intellectuellement, de se regrouper autour de désirs communs et de retrouver, à travers la création, le goût d'être les acteurs de leur propre territoire et de leur vie. Issu du terreau alternatif de la fin des sixties, ce phénomène de récupération et de transformation d'espaces abandonnés, resté relativement marginal dans les années quatre-vingt, se précipite, en Europe et dans le monde, depuis la seconde moitiè des années quatre-vingt-dix. »

samedi 4 août 2007

Les statuts de L'association

But de l'Association

Art.1 : Il est crée, dans les conditions ci-après définis, une association placée sous le régime de la loi du 1er juillet 1901, et dénommée : KAMALA

Sa durée est illimitée.

Son siège social est fixé : Chemin d'en carivenc 81220 Serviès

Les fondateurs de l'association arrêtent que ce siège social pourra êter transféré selon le développement de ses buts.

Art.2 : Cette association à pour buts:

2.1 – D'investir des édifices et autres bâtiments à caractères industriels ou commerciaux, dont les activités sont interrompues, pour y développer des opérations musicales, théâtrales et artistiques telles que :

- Tremplins musicaux, soirées, concerts;

- Présentation de spectacles (répétitions, montages, mises en espace, lectures, etc...)

- Rencontre professionnelles : stages et autres sessions de formation, colloques, etc...);

- Evénements artistiques et autres manifestation interdisciplinaires;

- Croisement des publics, rencontres avec des professionnels au long des processus de création, selon les projets, leurs auteurs, et leurs caractéristiques.

2.2 – De produire et de réaliser dans ces lieux, des spectacles et autres manifestations théâtrales et artistiques, projet communs à des structures locales qui seront présentés dans ces lieux mêmes ou dans d'autres lieux.

2.3 – D'installer progressivement dans ces lieux une structure permettant de pérenniser la réalisation de ces buts, et corollairement l'implication du Public, du double point de vue de son développement et de sa formation.

Art.3 : L'association développera ses activité telles que définies à l'Art.2 des présents statuts dans tous lieux correspondant à ses buts.

Art.4 : L'association à en charge de rechercher et d'établir des collaborations avec des partenaires locaux, régionaux, nationaux et/ou internationaux, pour la réalisation de ses buts, dans tous les domaines se rapportant à ceux-ci.

Art.5 : L'association à en charge de rechercher, percevoir et gérer les subventions et les dons nécessaires à son fonctionnement et à la réalisation de ses buts, auprès des Pouvoirs Publics (Etat, collectivités locales et territoriales), des organismes para-publiques et des partenaires privés.